Une certaine lassitude m'a pogné au corps avec l'arrivée du froid. La terre est bien gelée, le vert des plantes qui restent est pâle et maladif. Le soleil est moins présent... C'est assez pour que mon corps s'en plaigne et que mon entrain en souffre. Et je me demande, comme à chaque hiver, quand est-ce que je vais me décider à m'acheter une lampe de luminothérapie pour au moins essayer de soulager mon problème... enfin...
Comme si c'était pas assez, j'ai été témoin bien malgré moi, de l'irresponsabilité de la «femme à la friteuse», tel que je l'ai nommé.
Cet incident est arrivé par un bel avant-midi froid, il y a une semaine environ. J'étais allée promener mon chien, qui, toute excitée, se foutait carrément de la température et était dans une terrible forme physique et mentale. Elle voulait m'arracher le bras chaque fois qu'elle voyait s'en venir vers nous quelqu'un. Les passants étaient tous de bonne humeur et me saluait ( ainsi que mon chien ). Une mère, ses enfants et leur chien se sont arrêté. Nos chiens ont fait connaissance.
Tout allait pour le mieux jusqu'à l'incident...
De loin, une femme traverse la rue devant chez elle et rapidement, déverse dans le fossé face à sa résidence (mais bien de l'autre côté de la rue, hein !), un liquide couleur or. En me rapprochant, je me rends à l'évidence; c'est de l'huile de friteuse qu'elle balance nonchalement dans un fossé rempli d'eau, comme si de rien n'était, avec toute la pollution (une énorme pollution puisque chaque litre d'huile qui atteint l'eau contamine 1 million de litre d'eau). Je suis sans voix. Elle voit que je m'approche en retraversant la rue. Elle me crit, avec un malaise évident dans ses gestes et dans sa voix: «Y'é beau ton chien!». Elle rentre chez elle.
L'indignation et la colère me prend. J'aurais pu marcher plus vite et la rejoindre facilement, lui expliquer que ce qu'elle venait de faire n'avait vraiment pas d'allure. Lui expliquer à quel point c'est polluant et lui expliquer qu'il y a d'autres manières moins polluantes de ce débarrasser de l'huile usée. Mais je ne l'ai pas fait. La honte me gagne. On me dit que ce n'était pas mon problème, que je n'avais pas à réagir. Pourtant, c'est cette attitude de nonchalence et d'ignorance des autres qui tue la société. Ce n'est pas notre terrain ou le terrain du voisin, c'est notre terre à tous. Anyway, c'est même pas une question de terrain puisqu'elle est allée le jetter chez le voisin ! Comme si en jettant de quoi chez le voisin, ça ne risquait pas de contaminer son propre terrain. Comme si, parce que c'est chez le voisin, ça n'existe plus et que ce n'est plus son problème. Elle n'a pas pollué «son» terrain. Et ne venez pas me dire qu'elle n'était pas consciente que ce qu'elle faisait est mal: sinon, elle l'aurait jeté sur son propre terrain et n'aurait pas été si gênée de me voir arriver !
lundi, novembre 24, 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

2 commentaires:
Aïe, aïe, aïe, ça fait dure ça :-/
Comment as-tu fait pour ne pas lui dire?! Je ne te connais pas comme ça Karine!
Parfois j'en vois jeter des papiers directement par terre et je ne peux m'empêcher de leur faire la morale, surtout qu'il y a des poubelles accessibles quasiment à chaque coin de rue... imagine de l'huile?!
J'étais encore loin d'elle. Mais moi non plus, je ne me suis pas reconnue. Pas du tout même.
Et j'en suis remplie de remords même après une semaine... Je crois que ça m'a pris du temps avant de me rendre compte de ce qui se passait réellement. Tellement irréaliste ! Je pouvais juste pas croire que quelqu'un puisse faire vraiment ça devant mes yeux ! Plus ça va et plus je me dis que si je recroise la madame dehors, je vais m'arrêter pour lui jaser de cela.
Enregistrer un commentaire