vendredi, novembre 16, 2007

Des geste écologiques...dangereux pour l'environnement...

Quand je parlais que certains improvisait leur produits «verts», j'avais complètement oublié ceux dont les produits sont réellement «verts». «Verts» entre guillemets, parce que «verts» ou «naturel» ne donne pas toujours toute l'information sur l'objet...

Je vous donne l'exemple des ampoules torsadées (fluocompactes) qui sont devenus la norme dans de nombreux pays grâce à leur excellent rendement énergétique. À ce niveau, ces ampoules sont parfaitement vertes si on les compare aux ampoules incandescentes: moins d'électricité égale moins de pollution aérienne dans les pays où le charbon a encore sa place pour produire de l'énergie et moins de nouveaux barrages au Québec qui, rappelons-le, a l'avantage de moins polluer que le charbon, mais qui cause quand même beaucoup de problèmes au point de vu environnemental ( innondations de certaines zones riches en faune et flore, pertes d'habitat, déforestation d'un grand nombre d'hectares... etc).

Cependant, il y a un «hic» qui fait réfléchir quelques spécialistes. Le fluocompacte est-il plus vert si on considère que dans sa composition, on y retrouve du mercure, représenté par HG en chimie ( il est d'ailleurs généralement marqué sur le bas de l'ampoule ) ? Certains croient que non. Non, surtout parce que rare sont ceux qui le savent et que les gens vont instinctivement se débarasser de ces fluocompactes comme ils le faisaient avec leurs anciennes incandescantes. Les mentions vertes sont affichés partout autour de ces ampoules; peu de détaillants affichent aussi la manière de s'en débarraser correctement, soit dans les déchets dangereux.

En effet, comme les piles alcalines et encore plus les piles rechargeables, la peinture, les huiles... etc. le fluocompacte doit être placé dans les déchets dangereux. On ne doit pas l'envoyer dans le BAC à récupération.

Le fluocompacte, même avec sa faible quantité de mercure, pourrait contaminer les nappes phréatiques. Et quand on pense que des milliers, voire des millions de ces flucompactes risquent d'être enfouis, ça me donne des frissons. Parce que contrairement à ce que l'on pourrait croire, un litre d'huile, par exemple, ne contamine pas seulement un litre d'eau, mais plusieurs centaines, voire des milliers de litres (je cherche encore ma source, mais je me souviens de m'être cogné la tête 5 fois sur un mur quand je l'ai lu).

Certaines villes ou municipalité font la ceuillette de déchets dangereux. D'autres ont des éco-centres un peu partout dans la province où l'on peut aussi aller les porter. Pour ceux qui habiterait près d'un IKEA, ceux-ci récupèrent les fluocompactes (et tout fluorescent, que malheureusement beaucoup d'entreprises envoient à la décharge... :-S). Il y a peut-être d'autres commerces qui le font... si jamais vous en connaissez, n'hésitez pas ! :-)

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