J'ai eu une drôle de journée aujourd'hui; J'ai eu droit, d'une connaissance, à une colère assez injustifiée après un simple dialogue/débat impromptu sur la langue française, chose qui m'intéresse évidemment beaucoup puisque mes études en arts et lettres et mes études en communication m'ont fait survolé le sujet plus d'une fois.
Comme préambule, je pourrais dire que je suis complètement pour une sauvegarde de la langue française. J'affectionne énormément la langue française; j'écris dans cette langue, je parle cette langue, je corrige régulièrement cette langue, j'analyse cette langue en communication... etc. Et je suis même la première à me dire très déçue qu'on ne respecte pas toujours la loi 101 sur une bannière extérieure d'un commerce...
Pourtant, cet échange orageux auquel j'ai eu droit aujourd'hui m'a jeté à terre. Je m'explique...
À ce que j'ai compris, cette personne ne tolère pas le fait qu'on puisse inclure, dans le dictionnaire de la langue française, des termes issus d'un anglicisme, comme «web» ou «chat» (même dans l'optique où on précise que ceux-ci sont des anglicismes) ou des «raccourcis de phrases» spécialisés dans le style: «Produit national brut = PNB» lorsque ceux-ci sont pourtant généralisés et démocratisés depuis des lustres dans le domaine de l'économie.
C'est pour ça qu'elle m'a fait une colère:
Parce que j'essayais de comprendre son point de vue tout en lui expliquant qu'au niveau pratique et communicationnel, même si ces «mots français» sont biaisés parce que:
1.Utilisé moins souvent et dans des contextes professionnels;
et
2.Parce qu'ils renseignent sur la langue aujourd'hui utilisé au quotidien et démocratisée mais qui ne sont pas nécesairement des bons choix français;
Il était plausible et important qu'ils soient dans le dictionnaire.
Cela, à mon avis, pour deux raisons bien simple:
1. Parce que le dictionnaire est censé nous aider à bien choisir nos mots et être pratique. Les termes déjà démocratisés et énormément utilisés (qu'ils soient grecs, allemand ou anglais...je m'en fou...), peuvent nous aider à repérer ces «bons mots français à utiliser» dans le cas où on ne connait que les «anglicisme» parce que c'est eux qui sont toujours utilisés.
2. Parce qu'à un moment donné, oui, je suis d'accord sur le fait que la diversité à bon goût. Sauf qu'il faut rester aussi réaliste; Il est aussi question d'une reconaissance des référents. Les puristes (comme cette personne en colère) vont vous dire que c'est une erreur d'utiliser des mots «non français» comme d'une référence pour se faire comprendre. D'autres vont vous dire que le «web» est en anglais et que les termes anglais doivent être utilisés comme ça pour ça.
Moi je dis plutôt que ce n'est pas en jouant les puristes qu'on va intéresser les gens à apprendre la langue: s'ils ne connaîssent que «web» et que le mot n'est pas référencé dans le dictionnaire, ils vont l'utiliser pareil. Si le mot «web» est dans le dictionnaire et qu'il est marqué «anglicisme» à côté, et plus loin, qu'il est marqué que le terme français est «la toile»... il me semble qu'on a plus de chance de voir le terme français «correct» utilisé s'ils font un document officiel et corrigé, non ?
Il faut pas oublié quelque chose: une langue, c'est vivant. Je ne suis pas d'accord à propos de la plupart des nouvelles règles d'orthographe parce que je trouve qu'ils n'avaient vraiment rien à faire pour aller changer l'orthographe des mots qui existent déjà...
Mais pour ce qui est des nouveaux mots et des ajouts au dictionnaire, c'est toujours pratique et instructif pour la population... Tant qu'on spécifie la provenance du mot et le contexte et niveau de langage où il doit être utilisé.
Après tout ça, il ne faut pas se faire des accroires; le langage oral restera toujours oral et ne ressemblera jamais à l'écrit. Et ça, c'est vrai à pratiquement toutes les époques. Et puis, il y a les niveaux de langages qui communiquent tellement de choses sur les personnes qui écrivent ou sur ce qu'on veut communiquer !
«Je suis allé chercher le résultat sur le web. Si tu veux que je t'envoie le lien par mail, fais-moi signe»
et
«Je suis allé chercher le résultat sur la toile. Si vous voulez que je vous envoie l'hyperlien par courriel,donnez signe de vie»
ou
«Je suis allé chercher le résultat sur la toile. Si tu veux que je t'envoie l'hyperlien par courriel, fais-moi signe.»
démontrent bien l'impression que laisse l'utilisation des niveaux de langages et l'utilisation de mots «bien français» sur le récepteur ! Les anglicisme et les néologismes dans le langage ne sont qu'une indication supplémentaire de la culture, du milieu de vie ou du style de personne à qui on parle ! Ça n'apporte, au niveau communicationnel, qu'une richesse supplémentaire et ce, tant et aussi longtemps qu'on offre un équivalent français aux anglicismes.
Vive la communication libre ! ;-)
Comme préambule, je pourrais dire que je suis complètement pour une sauvegarde de la langue française. J'affectionne énormément la langue française; j'écris dans cette langue, je parle cette langue, je corrige régulièrement cette langue, j'analyse cette langue en communication... etc. Et je suis même la première à me dire très déçue qu'on ne respecte pas toujours la loi 101 sur une bannière extérieure d'un commerce...
Pourtant, cet échange orageux auquel j'ai eu droit aujourd'hui m'a jeté à terre. Je m'explique...
À ce que j'ai compris, cette personne ne tolère pas le fait qu'on puisse inclure, dans le dictionnaire de la langue française, des termes issus d'un anglicisme, comme «web» ou «chat» (même dans l'optique où on précise que ceux-ci sont des anglicismes) ou des «raccourcis de phrases» spécialisés dans le style: «Produit national brut = PNB» lorsque ceux-ci sont pourtant généralisés et démocratisés depuis des lustres dans le domaine de l'économie.
C'est pour ça qu'elle m'a fait une colère:
Parce que j'essayais de comprendre son point de vue tout en lui expliquant qu'au niveau pratique et communicationnel, même si ces «mots français» sont biaisés parce que:
1.Utilisé moins souvent et dans des contextes professionnels;
et
2.Parce qu'ils renseignent sur la langue aujourd'hui utilisé au quotidien et démocratisée mais qui ne sont pas nécesairement des bons choix français;
Il était plausible et important qu'ils soient dans le dictionnaire.
Cela, à mon avis, pour deux raisons bien simple:
1. Parce que le dictionnaire est censé nous aider à bien choisir nos mots et être pratique. Les termes déjà démocratisés et énormément utilisés (qu'ils soient grecs, allemand ou anglais...je m'en fou...), peuvent nous aider à repérer ces «bons mots français à utiliser» dans le cas où on ne connait que les «anglicisme» parce que c'est eux qui sont toujours utilisés.
2. Parce qu'à un moment donné, oui, je suis d'accord sur le fait que la diversité à bon goût. Sauf qu'il faut rester aussi réaliste; Il est aussi question d'une reconaissance des référents. Les puristes (comme cette personne en colère) vont vous dire que c'est une erreur d'utiliser des mots «non français» comme d'une référence pour se faire comprendre. D'autres vont vous dire que le «web» est en anglais et que les termes anglais doivent être utilisés comme ça pour ça.
Moi je dis plutôt que ce n'est pas en jouant les puristes qu'on va intéresser les gens à apprendre la langue: s'ils ne connaîssent que «web» et que le mot n'est pas référencé dans le dictionnaire, ils vont l'utiliser pareil. Si le mot «web» est dans le dictionnaire et qu'il est marqué «anglicisme» à côté, et plus loin, qu'il est marqué que le terme français est «la toile»... il me semble qu'on a plus de chance de voir le terme français «correct» utilisé s'ils font un document officiel et corrigé, non ?
Il faut pas oublié quelque chose: une langue, c'est vivant. Je ne suis pas d'accord à propos de la plupart des nouvelles règles d'orthographe parce que je trouve qu'ils n'avaient vraiment rien à faire pour aller changer l'orthographe des mots qui existent déjà...
Mais pour ce qui est des nouveaux mots et des ajouts au dictionnaire, c'est toujours pratique et instructif pour la population... Tant qu'on spécifie la provenance du mot et le contexte et niveau de langage où il doit être utilisé.
Après tout ça, il ne faut pas se faire des accroires; le langage oral restera toujours oral et ne ressemblera jamais à l'écrit. Et ça, c'est vrai à pratiquement toutes les époques. Et puis, il y a les niveaux de langages qui communiquent tellement de choses sur les personnes qui écrivent ou sur ce qu'on veut communiquer !
«Je suis allé chercher le résultat sur le web. Si tu veux que je t'envoie le lien par mail, fais-moi signe»
et
«Je suis allé chercher le résultat sur la toile. Si vous voulez que je vous envoie l'hyperlien par courriel,donnez signe de vie»
ou
«Je suis allé chercher le résultat sur la toile. Si tu veux que je t'envoie l'hyperlien par courriel, fais-moi signe.»
démontrent bien l'impression que laisse l'utilisation des niveaux de langages et l'utilisation de mots «bien français» sur le récepteur ! Les anglicisme et les néologismes dans le langage ne sont qu'une indication supplémentaire de la culture, du milieu de vie ou du style de personne à qui on parle ! Ça n'apporte, au niveau communicationnel, qu'une richesse supplémentaire et ce, tant et aussi longtemps qu'on offre un équivalent français aux anglicismes.
Vive la communication libre ! ;-)
Powered by ScribeFire.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire